[Test] Planet of the Eyes (Xbox One)

Plateformer/Puzzle de Cococucumber, développeur indépendant pour PC, Xbox One et PS4 sorti en 2017.

Je ne suis pas un joueur fermé dans un genre particulier. Mis à part les jeux de sport avec lesquels j’ai vraiment du mal pour des questions de gameplay, je suis assez polyvalent et ouvert aux genres assez rares qu’on appelle dans la presse « jeu de niche ». Par exemple, je suis un fan absolu de Tactical-RPG ou Strategy RPG après avoir acheté le génial Final Fantasy Tactics Advance. Cela se vend moins qu’un Fifa ou un COD donc dans ce cas on parle de jeu de niche, destiné à un public très cultivé restreint. Pour les jeux indépendants ou Indé comme on dit dans la presse, je n’avais pas d’avis particulier, faute d’avoir essayé. C’est chose faite avec Planet of the Eyes, que j’ai pris pour deux mauvaises raisons: parce qu’il était en promo et parce qu’on pouvait en débloquer les 1000G de succès en 1 à 2h. Et là, petite claque. Le hasard fait parfois bien les choses.

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De prime abord, le titre du jeu m’évoque la sci-fi américaine des années 60. Mystérieux. J’ai à peine regardé les images. C’est très coloré, en 2D et le petit robot qu’on incarne me rappelais Tinker, un robot semblable qu’on dirigeais dans un petit jeu de casse-tête en 3D isométrique sur PC. Mis en confiance, et alors que la communauté des joueurs devient folle au premier Battle Royale F2P qui sort sur la toile, je lance Planet of the Eyes un dimanche soir, avec lumière basse et tasse de thé.

Sorti d’une capsule de sauvetage après le crash de son vaisseau spatial sur une planète inconnue, nous incarnons un petit robot qui part à l’exploration des environs. Sur son chemin, nous trouvons des cassettes audio enregistrements laissés là par son créateur, lui aussi rescapé du crash. Ce dernier appelle notre personnage par plein de surnoms affectif sans jamais lui donner de nom et nous sert de guide. L’essentiel de notre expérience sera de parcourir la surface puis les profondeurs de cette mystérieuse planète afin notamment de comprendre pourquoi on est là et comment en partir. Le jeu est beau, épuré, bucolique. La musique m’a rappelé celle des jeux Hexage auxquels je jouais à l’époque sur mon bon vieux Galaxy S3. D’ailleurs vu les graphismes de Planet of the Eyes, il aurait pu sortir dessus aussi. Le jeu est très simple, il n’y a qu’un seul chemin possible qui n’est bloqué que par de courtes énigmes. Le jeu file très facilement ses 1000G/Trophée de platine et il y a des checkpoints de sauvegarde de partout. Un bon petit jeu au gameplay simple à réunir les papas gamers et leurs petits gamers en herbe.

Gros microbe
Toi, tu va avoir un coup de foudre.

Comme évoqué plus haut, ce jeu est un petit plateformer très court, qui n’a pas la prétention de vous occuper pendant 10+ heures de jeu.  Il se termine en l’espace de la durée d’un film et comporte très peu d’ennemis. L’essentiel ne se situe pas là. En jouant, j’ai eu l’impression d’être devant un ‘jeu d’auteur ». J’ignore si le terme existe officiellement, mais quand j’ai constaté au générique que les membres de l’équipe du jeu -canadienne- se comptait sur les doigts d’une main, le terme indé s’en trouve justifié.

Avez-vous eu déjà l’impression en regardant un film que le réalisateur s’adressait à vous? C’est ce que j’ai ressenti en regardant Interstellar. Et c’est ce que j’ai ressenti en jouant à ce petit bijou. Les messages laissés par le créateur de notre robot sont très personnels. Il n’y en a pas plus de 10 dans le jeu mais cela suffit à saisir la sensation de fatalisme qui le gagne comme il laisse ses messages derrière lui en espérant que son robot les trouve. Qu’y a t’il sur cette planète? Pourquoi sommes-nous venus ici? Sera t’il possible d’en repartir? Reverra t’il son robot ou as t’il été détruit avec les autres dans le crash? Y a t’il des être intelligents vivants? De la mélancolie, de l’espoir, du désespoir. Le dénouement, très poétique, donne la certitude d’avoir passé un bon moment. C’est un petit jeu dont vous vous rappellerez quand vous en reverrez un pareil.

Big Fish
Une menace pour en combattre une autre.

Les Plus+++

  • L’ambiance
  • La musique
  • Rappelle les plateformers d’antan
  • Gameplay accessible
  • 1000G en -1h

Les Moins —

  • Très court.
  • Très facile.

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